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DJAMÂ EL KEBIR

 

  Dans chaque VILLE musulmane, il y a une GRANDE MOSQUÉE, siège du MUPHTI.

 

   Celle d’ALGER, DJAMÂ EL KEBIR, faisait partie de la VILLE  berbère des BENI MEZGHANA.

ORIGINES

 

 La MOSQUÉE a été édifiée sur les ruines d’une BASILIQUE romaine d’ICOSIUM, TRIQ BAB EL DJEZIRA, RUE de la PORTE des ÎLES.

 

   L’année exacte de sa construction n’est pas connue, mais, grâce aux inscriptions qui se trouvent sur le minbar, on sait qu’elle est antérieure à 1018.

 

  C’est la plus vielle MOSQUÉE  de la VILLE .

 

  Elle est du rite malékite.

 

  Les TURCS l’appelaient DJAMÂ EL A’DEM.

DESCRIPTION

 

  La MOSQUÉE est orientée du Nord-ouest au Sud-est et forme un parallélogramme presque régulier, long de 48 mètres et large de 40 mètres.

 

   La superficie est de 2 000 mètres carrés.

 

  Avant les transformations du QUARTIER, il existait, contre la FAÇADE Sud-ouest, une annexe, EL JENINA, le petit jardin, longue de 18 mètres, comprenant une COUR et divers LOCAUX occupés par le PERSONNEL et, contre la FAÇADE  Nord-est, une autre DÉPENDANCE, comprenant une MOCELLA, ainsi que plusieurs CHAMBRES, des LATRINES avec FONTAINES et une grande COUR dans laquelle était installée une BATTERIE de 4 canons.

SITUATION

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DJAMÂ EL KEBIR

N

 

  Après 1830 elle fait face, au NORD, à la RUE de la MARINE, au SUD, à la MER, et à l’EST, à la RUE du SINAÏ.

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OUVERTURES

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  L’ÉDIFICE  s’ouvrait :

 

   Dans la FAÇADE  Nord-ouest, RUE de la MARINE, par quatre PORTES :

 

BAB EL JENINA, la PORTE du petit jardin.

 

BAB EL BOUAKOL, la PORTE  des Bocaux, où deux grandes jarres remplies d’eau permettaient aux passants de se désaltérer.

 

BAB EL FOUWARA, la PORTE   du Jet d’eau, correspondant au milieu de la cour et à la travée aboutissant au MIHRAB.

 

BAB EL SOUMA'A, la PORTE du MINARET, car située à proximité de celui-ci.

 

  Dans la FAÇADE  Sud-est, par deux PORTES , correspondant à BAB EL BOUAKOL et à BAB EL SOUMA'A et donnant sur un CHEMIN de ronde crénelé, situé à 12 mètres de hauteur, faisant partie des  défenses de la VILLE.

 

   Par une étroite bande rocheuse, on accédait sous l’ÉDIFICE à de vastes MAGASINS utilisés par la MARINE ALGÉRIENNE.

 

  Dans la FAÇADE Nord-est, par  deux PORTES :

 

BAB EL JENAÏZ, la PORTE des funérailles, donnant sur la MOCELLA

 

BAB EL TAHTAKA,  la PORTE  de l’ESPLANADE, qui s’ouvrait dans la grande COUR où était installée la BATTERIE .

 

  Dans la FAÇADE  Sud-ouest, par  deux PORTES  en regard des précédentes.

 

  Une fausse PORTE  a été établie par les FRANÇAIS, dans la FAÇADE  Nord-Ouest.

 

  Extérieurement c’est un ÉDIFICE bas, percé d’étroites meurtrières, surmonté de onze TOITS à double versant dont les poutrelles, jadis sculptées et peintes de riches couleurs, sont recouvertes de tuiles rouges et creuses.

 

   Le TOIT du milieu, plus large que les autres, est coupé, sur la FAÇADE   S.-E., par une très petite COUPOLE recouvrant le MIHRAB et reconstruite au XVIIe siècle.

 

  Après 1830, la FAÇADE côté MER, construite sur des MAGASINS voûtés appartenant au BEYLIK, est restée inchangée, seul le CHEMIN de ronde a été supprimé, après la construction des BOULEVARDS à partir de 1860.

 

  En 1903, la VILLE construisit une grille.

LE MINARET

 

  Le MINARET, élevé en 1323-1324,  par le SULTAN ZIANIDE ABOU TACHFIN, ROI de TLEMCEN, est une grosse TOUR carrée de 6 mètres de côté et haute de 17 mètres, décorée de brique et d’émail.

 

   On y pénètre par une PORTE   située à l’intérieur de la MOSQUÉE.

 

   La FLÈCHE est composée de trois boules superposée, en cuivre peint en vert, et surmonté d’un croissant.

 

   La PLATE-FORME du MUEZZIN est bordée par 24 merlons.

 

   Le MINARET est restauré par le service des bâtiments civils qui le décora de faïences bleues et blanches.

LA SALLE DE PRIÈRE

 

  La SALLE de PRIÈRE est rectangulaire et couvre une surface de 1.600 m2.

 

   Soixante-douze PILIERS blanchis à la chaux, quadrangulaires ou cruciformes, distants les uns des autres de 3,40 mètres, constituent onze TRAVÉES parallèles, orientées du Nord-ouest au Sud-est.

 

   Ces TRAVÉES  correspondant aux onze TOITS, dont les poutrelles étaient autrefois sculptées et peintes de riches couleurs.

 

   La TRAVÉE médiane, large de 5 mètres, aboutit au MIHRAB, niche à fond plat à pans coupés.

 

  La TRAVÉE  longeant le MUR du fond est également large de 5 mètres.

 

   Les panneaux du MINBAR, datant de 1017, sont agrémentés de sculptures aux motifs floraux et géométriques d’influence andalouse.

 

   On peut y lire : « Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux. Ce Minbar a été achevé le 1er du mois de Redjeb de l’an 490. Il est l’ouvrage de Mohammed. »

 

  C’est le plus ancien et le plus ciselé meuble religieux du genre du PAYS.

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LA FONTAINE DES ABLUTIONS

 

  Les deux COURS successives ont subi des transformations à l’époque turque.

 

   La COUR intérieure, bordée d’arcades, est à ciel ouvert.  Sa superficie est d’environ 200 m2.

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La fontaine des ablutions et les orangers de la cour de la mosquée.

LA GALERIE

 

  La GALERIE est constituée de quatorze ARCADES dentelées, de trois mètres d’ouverture, qui  retombent sur des COLONNES de marbre blanc dont une partie provient de DJAMÂ ES SEYYIDA.

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Fontaine formée de deux vasques se trouvant au milieu de la galerie.

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En 1837, le duc de Nemours posa la première pierre du portique, rue de la Marine.

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