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NAVIRES ET ARMEMENT

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   Les CHANTIERS de construction des NAVIRES étaient à l'ARSENAL MARITIME, au pied de l'ancien PENON et à BAB EL OUED.

 

   Les ESCLAVES formaient la main d'œuvre.

 

   Les ARCHITECTES NAVALS étaient  envoyés par les PUISSANCES EUROPÉENNES.

   Le bois vient des forêts de KABYLIE ORIENTALE, en 1702, un traité ayant été signé entre les MOKRANIS, ROIS de BENI ABBÉS et maîtres de ce massif forestier, et le DIVAN.

 

  Le matériel d'armement (ancres, chaînes, etc..) étaient  des cadeaux des NATIONS d'EUROPE désireuses de vivre en paix avec la RÉGENCE :

 

     la SUÈDE et le DANEMARK fournissant des bois du NORD              

 

     la HOLLANDE des bois de charpente, des voiles, voire même des NAVIRES  avec leur équipement,  

           

     l'ANGLETERRE des agrès, du fer, de l'acier, des armes, du soufre, du salpêtre.

 

   Le SULTAN, en retour des présents reçus de la RÉGENCE, donnait des matériaux destinés à la flotte et des munitions.

 

   Lors du lancement d'un NAVIRE, un MARABOUT égorgeait un mouton qu'il lançait par dessus bord lorsque le bateau pénétrait dans l'eau rougie par le sang de la victime .

LES CHANTIERS NAVALS

LES EMBARCATIONS

  

   Les différents types de BATEAUX à rames ou à voiles se multiplient au cours des époques.

 

   Leurs dimensions changent.

 

   Le nombre de pièces d'artillerie à bord varient.

 

   Des améliorations importantes sont apportées aux NAVIRES  des CORSAIRES.

 

  Les "NAVIRES RONDS" sont rapidement les VOILIERS des meilleurs CORSAIRES du BASSIN MÉDITERRANÉEN.

 

  Leur largeur atteint les 3/4 de leur longueur.

                 

   Leur coque est de plus grandes dimensions que les autres VOILIERS  et plus élevée au-dessus de l'eau.

   

   Grâce à leur voilure, les EMBARCATIONS peuvent utiliser au maximum les vents méditerranéens.

   

   Bien que moins rapide, ces NAVIRES  se manœuvrent avec beaucoup de facilité et peuvent sortir en mer en toutes saisons.

 

  Les CORSAIRES continuent à utiliser les avirons, alliant ainsi les deux techniques de navigation.

GALÈRE

 

  Sa forme est fine et élancée.

 

 Le BÂTIMENT a 160 pieds de long en moyenne, 30 à 35 de large (soit 50 m sur 9 m)

 

   Les bancs des RAMEURS sont de chaque côté d'un passage, le COURSIER : 26 avirons de chaque bord.

 

   Le LOGEMENT du CAPITAINE est situé à la poupe.

 

CHEBEC

 

  BÂTIMENT  très fin de forme, il peut naviguer à la voile ou à l'aviron.

 

  Il porte trois mâts à pible (d'une seule pièce) avec des voiles latines et un foc.

 

  Il est muni d'un fort éperon

 

   Il est armé pour la guerre.

GALIOTE

 

  Petite GALÈRE  légère et rapide

BRIGANTIN

 

  GALÈRE à un seul pont et très rapide servant surtout aux CORSAIRES turcs.

 

  Son gréement se compose de deux mâts : le premier carré partout avec un perroquet volant, celui de l'arrière, sans grande voile, carré.

 

  La grande voile est la brigantine, dont la corne peut se rabattre pour l'étouffer et en annuler l'effet.

 

   Le perroquet du grand mât est lui aussi volant.

POLACRE

TARTANE

 

  NAVIRE ayant des mats à pible et des voiles carrées

 

  Petit BÂTIMENT   portant un grand mat avec voile sur antenne et un beaupré

 

 

  Dès le XVIe siècle, les CORSAIRES vont, sur des petites EMBARCATIONS de 8 à 10 bancs, jusqu'aux CÔTES d'ESPAGNE.

 

  Les informations sur la composition de la FLOTTE ainsi que sur le nombre et le type des EMBARCATIONS  ont été rapportées soit par des MARINS expérimentés soit par des témoignages de VOYAGEURS, de MARCHANDS ou de DIPLOMATES.

 

  A partir de 1737, le CONSULAT de FRANCE tient des registres, car tout NAVIRE corsaire doit demander un sauf-conduit à présenter en cas de rencontre avec des NAVIRES  français, la FRANCE entretenant de bonnes relations avec la RÉGENCE.

 

  Pendant les 3 siècles de présence turque à ALGER, la FRANCE, l'ANGLETERRE, et d'autres pays d'EUROPE s'efforcent d'acheter, au péril de leur dignité, la faveur de la protection des RAÏS ou du DEY, en leur fournissant du matériel.

 

   Chacun espérant que les CORSAIRES s'en servent pour nuire à l'autre.

 

  Au début du XVIIe siècle, la FLOTTE ALGÉRIENNE se compose de plus de 40 gros VAISSEAUX et d'autant d'autres EMBARCATIONS de moindre grandeur.

 

   Ce qui est considérable en comparaison de la MARINE des PAYS d'EUROPE.

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L’ÉQUIPAGE

 

  Sur chaque NAVIRE se trouvait un BACH-RAÏS doublé d'un SECOND, un BACH-TODJI ou CHEF des CANONNIERS, puis le RAÏS-ETTERIK qui prenait le commandement des NAVIRES  capturés.

 

  Il y avait aussi un KHODJA, SECRÉTAIRE et AUMÔNIER à la fois qui s'occupait des signaux.

 

  Un MAURE avait la garde des remèdes.

 

  Les MATELOTS de l'avant se nommaient BAHARIA, ceux de l'arrière, SOTTA-RAÏS.

 

   Leur paie était d'un sequin pour la durée de la campagne (1 mois et demi).

 

  Avec l'ÉQUIPAGE il y avait un détachement de SOLDATS, les YOLDACH, qu'on installait sur le gaillard d'arrière.

 

   Ils tiraient au moment d'une rencontre et prenaient part à l'abordage.

 

  Les SOLDATS devaient apporter leur fusil, leur sabre, leurs pistolets et leur couverture.

 

  La GOUVERNEMENT fournissait des biscuits d'orge et de blé, des olives noires , du vinaigre et des figues sèches.

 

  Chacun avait la possibilité d'apporter du riz ou du couscous.

 

  La charpenterie étaient assurée par deux ESCLAVES CHRÉTIENS.

 

  Les EXPÉDITIONS avaient lieu au printemps et en automne.

 

  La poudre n'était remise qu'à la sortie du PORT.

 

   Un coup de canon était tiré pour saluer le DEY et un autre en l'honneur du SAINT PATRON SIDI ABDERRAHMAN.

ÉVOLUTION DE LA FLOTTE