Ce FORT fut réparé, en 1816, par des OFFICIERS DU GéNIE exilés de FRANCE pour faits politiques.
En 1830, il fut utilisé pour le casernement des TROUPES D’INFANTERIE.
Plus tard il servit de PÉNITENCIER.
Les SOUS SOLS servirent de MAGASINS à GRAINS.
Les vestiges de l’ancien FORT furent reliés à la VILLE par la NOUVELLE ENCEINTE et terminèrent la PARTIE SUD du BOULEVARD DE LA RéPUBLIQUE.
A l’EMPLACEMENT de l’ancienne BATTERIE, on fit passer le chemin de fer ALGER-
Avant sa destruction, en 1905, il y eut un MARCHé DE CHARBON DE BOIS, des MARCHANDS DE VOLAILLES et quelques éCHOPPES dans le pourtour.
Le seul vestige de ce FORT est une enseigne en mosaïque, comportant l’inscription "BAB AZOUN", sur le SOL d'ENTRÉE d'un CAFÉ du lieu.
Au début du XXe siècle ses FONDATIONS, que domine le SQUARE GUYNEMER, étaient toujours visibles, elles disparurent lors de la construction du BOULEVARD LAFERRIÈRE et des nouveaux QUARTIERS SUD de la VILLE.
BORDJ BAB AZOUN
DIFFÉRENTS NOMS
Il était également surnommé :
FORT TROIS FOIS BÂTI car après sa construction il a été reconstruit trois fois
vers 1532 il est construit par HASSAN PACHA
en 1661 il est élevé sur l’EMPLACEMENT de l’ ancienne BATTERIE
vers 1685 il est reconstruit par SELIM, un peu en arrière du précédent,
en 1804 il est rebâti par MUSTAPHA PACHA qui dut obtenir une décision judiciaire pour désaffecter un CIMETIÈRE où fut inhumé, entre autres, ALI AGHA, en 1671.
BORDJ RAS TAFOURA, en raison de sa situation, au CAP TAFOURA.
BORDJ SEFID en raison du contraste entre la blancheur de ses MURS et les schistes de RAS TAFOURA.
SITUATION
Assis sur un ÉCUEIL des RUINES de RUSGUNIA à 800 mètres de la PORTE BAB AZOUN, il défendait la VILLE du côté de la ROUTE DE CONSTANTINE.
DESCRIPTION
Solidement bâti en pierres massives provenant des RUINES ROMAINES de MATIFOU, sa forme était celle d’un rectangle de 90 mètres sur 70.
Le garnissage des MURS était en pierre tufeuses, provenant d’une CARRIèRE de BELCOURT.
Deux FONTAINES l’approvisionnaient en eau, l’une d’elles était dans le MUR même
attenant au BASTION SUD-
Au NORD-
Après avoir franchi la PORTE d’ENTRÉE on se trouvait sous une VOÛTE assez spacieuse donnant accès à la grande COUR intérieure.
Quatre BLOCS faisant office de siège pour les PORTIERS-
Sur la droite, un PLAN incliné, dallé et casematé servait à hisser les pièces à l’ÉTAGE supérieur et permettait d’atteindre la TERRASSE nord où se trouvait un petit BATIMENT utilisé par le COMMANDANT du fort, le BACH TOUBDJI, pour communiquer, par signaux, avec le BORDJ SULTAN KALASSI et le BORDJ EL FANAR.
Sous le logement du BACH TOUBDJI, se trouvaient deux CITERNES contiguës, alimentées par l’eau de pluie récupérée sur les TERRASSES.
Le FORT était armé :
Du côté de la MER, de 19 EMBRASURES hautes et 18 basses qui occupaient toute la longueur de la CASEMATE.
Du côté du CHEMIN, de 18 EMBRASURES hautes et aucune basse
Au SUD-
Au NORD-
Du côté de la MER, d’une BATTERIE demi-
Les CASEMATES du côté OUEST n’étaient pas armées et servaient de LOGEMENT à la GARNISON composée de 200 CANONNIERS et 100 JANISSAIRES
Une MOSQUéE était aménagée dans une CHAMBRE.
Les munitions étaient entreposées au REZ-
PORTE D’ENTRÉE
COUR INTÉRIEURE
BATTERIE
APRÈS 1830
BORDJ BAB AZOUN AU DÉBUT DU XXe SIÈCLE