FONDATION D’EL DJAZAÏR EL MAHROUSSA

   Pendant la deuxième moitié du Xe siècle, le prince berbère BOLOGHIN fonde sur les ruines de l’ancien PORT romain ICOSIUM, où s’était établie la TRIBU berbère des BENI MEZGHANA, une BOURGADE qui prend le nom de « EL DJEZAÏR BENI MEZGHANA ».

 

   A partir du XIe siècle, la VILLE est occupée par la TRIBU arabe THA’ALIBA.

 

   Pendant plusieurs siècles son PORT sert de refuge aux CORSAIRES pratiquant la course.

 

  Aux XIe et XIIe siècles les ALMORAVIDES, puis les ALMOHADES, dynasties berbères, dominent le MAGHREB et l'ESPAGNE.


  
Aux XIIIe et XIVe siècles le pays se morcelle de nouveau : le royaume ABDALWADIDE (1235-1550) fait de sa capitale TLEMCEN un centre brillant.

 

  Après la chute de GRENADE, en 1492, de nombreux MAURES se réfugient dans le PORT.

 

   ALGER vient de l'arabe "EL DJAZAÏR", pluriel du féminin DJAZIRA, proche du féminin kabyle "TIGZIRT", dont le masculin GZIR était transcrit par les peuples méditerranéens anciens "KOS" ou "COS", d'où les légendaires IKOSIM phénicien et ICOSIUM romain. Ces mots signifiant tous "LES ÎLES".

   Les TURCS donnent à EL DJEZAÏR BENI MEZGHANA, le surnom d’EL GHAZIE la guerrière.

 

   Les LEVANTINS l’appellent EL DJEZAÏR  MOGHARBIE, l’ÎLE du MOGHREB ou de l’Ouest, pour la distinguer de l'autre DJEZAÏR, en ORIENT.

 

   Par corruption de prononciation, les EUROPÉENS la nomment successivement :   

                                                                                               

  ARGEL, ARGIER, ALGIER puis enfin ALGER.

   Dès le XIIe siècle avant J.C. les PHÉNICIENS fondent des établissements sur les CÔTES africaines.

 

   IKOSIM est fondée au VIIe siècle avant J.C., faisant face à quatre ÎLOTS qui offrent un ABRI par gros temps.

 

  La domination carthaginoise dure pendant sept siècles.

 

   Le punique est la langue officielle des ROIS NUMIDES.

 

   CARTHAGE est un véhicule de la civilisation grecque en AFRIQUE DU NORD.

 

  MASSINISSA y fonde le ROYAUME numide, qui passe sous domination romaine après la défaite de JUGURTHA (105 av. J. -C.).

   IKOSIM faisait partie du royaume de JUBA en l’an 25, avant son annexion par ROME en 40.

 

   Elle devient alors un MUNICIPE romain sous le nom d’ICOSIUM.

 

  De 146 avant J.C. à 91 après J.C. ROME pratique une politique de protectorat et gouverne avec les ROIS BERBÈRES  MICIPSA et JUBA II.

 

  Le PAYS forme une province prospère et urbanisée, troublée cependant par des révoltes.

 

   Christianisé aux IIe-IIIe siècles, il est dévasté par les VANDALES.

  Les VANDALES  conquièrent l'AFRIQUE de 427 à 430. ICOSIUM est dévastée.

 

  En 533, BÉLISAIRE établit en AFRIQUE l'autorité de l'EMPEREUR de CONSTANTINOPLE, mais les BYZANTINS pas plus que les VANDALES ne dominèrent totalement l'actuelle ALGÉRIE.

 

  En 647, les ARABES firent une première incursion mais la BERBÉRIE resta berbère.

  

   L'arrivée des ARABES  change le sort du pays, politiquement et religieusement (islamisation).

 

  Au VIIIe siècle, la TRIBU berbère des BENI MEZGHANA vient s’établir sur les ruines de l’ancienne CITÉ.

 

   La BOURGADE est alors connue sous le nom de " EL DJAZAÏR BENI MEZGHANA" : les Îles des fils des MEZGHANA.

 

   Elle entretient des relations avec toutes les VILLES de la rive NORD de la MÉDITERRANÉE.


 
 Du VIIIe au Xe siècle la résistance berbère s'exprime par la constitution de principautés kharidjites dans le MAGHREB central.


  
Au Xe siècle l'installation des FATIMIDES CHIITES met fin à ces principautés : leurs représentants sur place, les ZIRIDES, refoulent les BERBÈRES dans les montagnes.

 

  La VILLE BERBÈRE était entourée de murailles et sa limite ouest correspondait à l’actuel QUARTIER de SIDI RAMDAN.

 

   La CITADELLE, CASBAH EL KEDIMA, juchée sur une bosse très escarpée de tous les côtés, dominait une grande partie de la VILLE et de la CAMPAGNE.

 

   Cette situation s’avérait excellente à une époque où les armes à feu n’existaient pas.

 

  La RÉSIDENCE ROYALE s’élevait non loin de là.

 

   À proximité, se trouvait un CIMETIÈRE, lieu d’inhumation des ENFANTS du ROI, KBOUR OULAD ES SULTAN.

 

   Le QUARTIER  porta ce nom un certain temps avant de s’appeler KETA ERREDJEL.

 

   Par corruption de prononciation KETA ER REDJEL devient KATAROUGILS.

 

ÉTYMOLOGIE

DU NOM DE LA VILLE

LES PHÉNICIENS

LES ROMAINS

LES VANDALES

FONDATION DE LA VILLE

LA VILLE BERBÈRE

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N

EL DJAZAÏR BENI MEZGHANA et LES ÎLOTS

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MASSINISSA

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LA CHUTE DE GRENADE