ORIGINE

BORDJ EZZOUBIA

 

  Édifié par MUSTAPHA PACHA en 1802-1803 (1805 selon KLEIN), à l’extrémité nord de la VILLE, il est adossé aux REMPARTS de la VILLE.

 

  Il a été élevé à l’EMPLACEMENT d’un ancien BASTION construit sous RAMDAM PACHA, en 1576, sur le CARRÉ du CIMETIÈRE réservé aux SÉPULTURES des DEY.

 

 

  On lui a attribué deux noms :

 

  BORDJ EZZOUBIA, FORT du FUMIER parce que situé près d’un DÉPÔT d’immondices.

 

  BORDJ EL DJEDID , nom  donné par les EUROPÉENS car il était de construction récente.

 

   Dans son rapport, en 1809, BOUTIN le signale comme étant tout juste achevé et pas encore armé.

 

 

 Le FORT  est élevé sur deux ÉTAGES de solides VOÛTES.

 

   Seules deux PORTES en permettent l’accès, l’une du côté de l’EMBARCADÈRE sur la PLAGE, sur une petite CRIQUE où l’on démolissait les BATEAUX provenant des prises, l’autre du côté du  BORDJ BAB EL OUED.

 

  En 1830, il est armé de  27 pièces dont 4 dirigées vers la CAMPAGNE.

NOMS

DESCRIPTION

 

  Dès 1830, des travaux furent entrepris afin d’assurer la mise en état de défense de la PLACE.

 

   On procéda à des déblais pour l’envelopper d’un FOSSÉ, et assainir ses SOUTERRAINS.

 

   On construisit en même temps des revêtements d'ESCARPES maçonnées.

 

   Ces travaux permirent de caserner douze cent HOMMES.

 

   Des COMPAGNIES de discipline occupèrent les BATTERIES  casematées.

 

  En 1836, pour atteindre le FORT , il faut emprunter une sorte d'ÉCHELLE de MEUNIER.

 

   Les LOCAUX se composent d'une suite d'anciennes CASEMATES où sont établis une grande CHAPELLE voûtée, une ÉCOLE d'enseignement mutuel, des SALLES de conférences, de lecture, de gymnastique et même de spectacle.

 

  Après quelques aménagements pour assainir les SOUTERRAINS, il est affecté au LOGEMENT des 300 CONDAMNÉS MILITAIRES, qui sous les ordres du LIEUTENANT-COLONEL MARENGO sont employés pour les grands travaux du MÔLE et des QUAIS.

 

   Cette main d’œuvre est deux fois et demi moins élevée que la main d’œuvre civile.

 « Chaque condamné recevait 25 centimes par jour, plus une gratification variant de 5 0 15 centimes, un demi-litre de vin et un quart de kilogramme de pain pour  les travaux les plus périlleux et les corvées extraordinaires, telles que celles de nuit.»

   En 1862, M. DOYÈRE est chargé par l'ÉTAT de faire des expérimentations sur l’ensilage des grains et la destruction des charançons sur des milliers d’hectolitres de blé.

 

   Les SOUTERRAINS servirent aussi de MAGASINS de fourrages et de liquides.

 

  Lors de la construction du BOULEVARD de la RÉPUBLIQUE, il en commande la tête,au NORD, avant d’être  englobé, par la suite, dans la CASERNE du GÉNIE ou CASERNE PÉLISSIER.

APRÈS 1830

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LE DORTOIR ET LE CHAPELLE DES CONDAMNÉS MILITAIRES

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