ORIGINE

 

  Une FEMME est à l'origine de sa première construction à une date restée inconnue. D'où son appellation.

   Elle fut reconstruite par MOHAMMED PACHA vers la fin du XVIIIe siècle.

 

   Les BOUTIQUES qui lui étaient contiguës furent englobées dans l'édifice et d'autres reconstruites.

DJAMÂ ES SEYYIDA

MOSQUÉE DE LA DAME

 

  C’est l’une des principales MOSQUÉES d’ALGER.

 

   Elle appartient au rite hanéfite.

 

  Elle se dresse RUE du SOUQ près des MARCHANDS de légumes verts et fait face à l'entrée principale du PALAIS de la JENINA en vis à vis de  DAR ES SEKKA, l’HÔTEL de la MONNAIE.

 

   Elle est incorporée dans un groupe de MAISONS agglomérées et enchevêtrées les unes aux autres, sans symétrie ni aucune séparation de RUES.

 

  Son ENTRÉE est à l’Ouest en face de l’ENTRÉE principale de la grande COUR du PALAIS  à peu près, si ce n’est juste à l’angle formé aujourd’hui par les arcades de la façade de l’HÔTEL de la RÉGENCE et par la RUE BAB EL OUED.

 

   Sa proximité avec le PALAIS lui donne une certaine importance, les CHEFS de la RÉGENCE  s'y rendant chaque vendredi.

SITUATION

 

  L’unique PORTE donnant entrée dans l’ÉDIFICE est en bois, à petits compartiments peints de différentes couleurs.

 

   Son encadrement est en marbre blanc sculpté et formant un arceau surmonté d’un fronton.

   Le MINARET situé à l'angle Est est quadrangulaire et faïencé en son extrémité supérieure par des carreaux verts, jaunes et blancs.

 

   À l'intérieur, la NEF carrée est encadrée par une vingtaine de COLONNES en marbre blanc qui supportent des TRIBUNES, aux balustrades ajourées d’arabesques et formées par des compartiments recouverts chacun par une petite COUPOLE   festonnée.

 

   Ces TRIBUNES sont réservées au SOUVERAIN et à son entourage.

 

  Les MURS sont recouverts du haut en bas de faïence.

 

  Sur la COUPOLE  centrale, qui surplombait la SALLE DE PRIÈRE, étaient inscrits des verset du CORAN.

 

  Les COLONNES et autres pièces d’architecture en marbre, employées dans la construction des édifices publics, FONTAINES, MAISONS particulières étaient envoyées, toutes façonnées, d’ITALIE.

 

  La dotation de la MOSQUÉE   était peu d'importante.

 

   Sous la MOSQUÉE  se trouvait une école construite en 1703.

 

DESCRIPTION

 

  Elle porta le n° 3 de la PLACE DU GOUVERNEMENT et fut démolie peu de jours après la conquête, tant pour les besoins de la défense que pour la commodité de la circulation.

 

  Cette MOSQUÉE est le premier MONUMENT abattu avec la pioche et le marteau par la main des FRANÇAIS.

   Sa démolition, ainsi que celle des MAISONS qui l’entouraient fut jugée nécessaire, non seulement pour dégager les abords de l’ancien PALAIS que l’on avait converti en MANUTENTION MILITAIRE et en MAGASINS DE CAMPEMENT, mais aussi pour avoir un ESPACE libre dans l’intérieur de la VILLE et un point de ralliement pour la défense en cas de soulèvement de la part de la population indigène. (M. Auguste Lodover)

 

  C'est l’INGÉNIEUR M.PRUS qui, en novembre 1832, fit tomber le MINARET de la MOSQUÉE , par affaissement, en brûlant les étais qui le soutenait après l'avoir sapé par sa base, pour protéger les MAISONS  voisines des dégâts produits par une explosion.

APRÈS 1830

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