DJAMÂ EL MOCELLA

 

  Elle était située à l’angle du SENTIER descendant de DJAMÂ SIDI ABDERRAHMAN,près de la PORTE BAB EL OUED.

 

  Elle a été fondée par EL HADJ MOHAMMED BEN MAHMOUD, CHEF de la MILICE d’ALGER, en 1675.

   C’était un ÉDIFICE bas et surmonté de deux grandes COUPOLES surbaissées, dans les deux FAÇADES duquel s’ouvraient quelques BOUTIQUES.

 

  Sous l’une des COUPOLES  se trouvait un LOCAL où, lors des funérailles, étaient dites les dernières prières sans que le corps soit exposé aux intempéries, d’où le nom donné à cette MOSQUÉE.

 

  L’autre COUPOLE abritait la MOSQUÉE pourvue d’un MINARET.

 

   Chaque LOCAL avait une PORTE différente donnant dur le SENTIER.

 

  Dès les premiers jours de la conquête, la MOSQUÉE  est affectée au CASERNEMENT militaire.

 

   Elle disparaît lors de la construction du LYCÉE, en février 1862.

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ASILE BOU TOUIL

 

  Contigu à DJAMÂ EL MOCELLA,  l’ASILE BOU TOUIL était sur le même alignement que la façade orientale de l’ORATOIRE.

 

  ÉDIFICE aussi bas que son voisin, il servait, la nuit, de REFUGE aux MENDIANTS et aux VAGABONDS, à qui des fondations pieuses distribuaient du pain, et, le jour, de LIEU de stationnement aux FOSSOYEURS chargés de desservir les CIMETIÈRE du QUARTIER.

 

  Il tirait son nom de sa configuration, BOU TOUIL signifiant un BÂTIMENT bas et long.

 

  Lors du voyage de NAPOLÉON III à ALGER, en septembre 1860, les CAVALIERS de l’EMPEREUR y sont logés et, pour cette raison, il reçoit le titre de « Pavillon des Cent Gardes », titre écrit en lettres noires sur la FAÇADE blanchie pour la circonstance.

 

  En 1830, il est affecté au CASERNEMENT militaire et sert longtemps de QUARTIER à un détachement militaire.   

 

   Il est détruit lors de la construction du LYCÉE.

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