Publio Sitio

Marci Filio

Quirina  

Plocamiano   

Ordo

Icositanorum 

Marcus Sittius,

Publii filius

Quirina  Caecelianus    

Pro filio  

Pientissimo

Honore Recepto

impensam remisit

A Publius Sittius

Plocamianus,

L’ordre des   

Iconostases

Fils de Marcus, de la tribu Quirina,

Marcus Sittius

Coecilianus,

fils de Publius,

Pour son fils

très pieux

Cet honneur étant reçu,

a remis la dépense.

  

   "Dans ces échoppes enfumées et vermoulues, dans ces bouges obscurs et puants, à travers la fumée épaisse de tabac et le parfum du moka, qui vient quelquefois se mêler aux miasmes de la rue, on traite des affaires d’une haute importance.   

   « Accroupi sur une natte de sparterie, ou quelque fois même sur un tapis turc de grand prix, le marchand maure fait souvent cinq ou six cents sequins de bénéfice dans sa journée ; entre la prière du matin et celle du soir, des valeurs considérables sortent et entrent tour à tour de l’immense coffre-fort sur lequel il est appuyé. En fumant son chibouk, il donne, du fond de sa boutique, des ordres qui vont être transmis du Caire à Cadix, de Livourne à Constantinople ; un courtier juif et un esclave nègre lui suffisent pour expédier des milliers de quintaux de blé dans les ports de l’Adriatique. De riches tissus de soie et d’or, des fabriques algériennes vont suffire à parer les harems du sultan et du pacha d’Égypte ; le port de Marseille va être approvisionné par lui de dattes et de corail, et les coquettes andalouses, et les contessines italiennes parfumeront leurs cheveux avec les précieuses essences de rose et de jasmin qu’il fait fabriquer. »

 

  « À côté de la boutique de ce riche contador maure, on trouve la boutique du cadi, car le cadi tient son tribunal dans une boutique, à peu de chose près semblable à celle du marchand et de l’artisan. Le cadi rend ses arrêts dans un échoppe ; les plaideurs sont à la porte, ils exposent leurs griefs : le cadi prononce, et aussitôt deux sbires du cadi chassent les plaideurs jugés à coups de bâton, pour qu’ils  fassent place à d’autres. »

 

  « Le voisin du cadi est un fabricant de babouches. Ce métier est très commun à Alger ; les cordonniers pour homme et pour femme y sont nombreux : le maroquin y est travaillé de toutes les manières, taillé, cousu et brodé en pantoufles et en mules de toutes les formes. Dix rues aux environs de Bab Azoun, sont peuplées par des savetiers : on se demande à quoi bon une telle quantité de chausseurs dans une ville va nu-pieds. »

 

  « Dans la rue Bab Azoun demeurent aussi les meilleurs et les plus habiles brodeurs ; l’art de broder sur la soie et le maroquin est une des industries algériennes. C’est dans une échoppe entre quatre ais de bois, accroupi sur un banc de pierre, qu’un maure brode, avec une perfection de travail et une correction de dessin admirables, une housse de deux mille piastres de valeur qui doit enrichir les équipages du dey, ou un magnifique bombet de velours qui servira aux noces d’un agha ou à celles d’un émir. »

 

  « Les marchands d’épiceries de l’Inde, de bois précieux ou de rares parfums, ne sont pas mieux logés ; leur boutique embaumée est souvent placée entre le sale bouge d’un marchand de fromage ou de légumes et le puant étal d’un boucher. L’aloès et le benjoin sont d’un grand prix à Alger. Dans l’intérieur de leurs maisons, les Maures et les Turcs passent leur vie au milieu des parfums. »

 

  « Si l’on ajoute à ce que nous venons de décrire quelques industries particulières, des chaudronniers qui façonnent le cuivre en plats et en marmites étamées ; des fourbisseurs de poignards et de yatagans ; quelques misérables armuriers, qui raccommodent la longue carabine du bédouin ou les pistolets du janissaire ; des marchands d’étoffes de laine, de ceintures de Tunis, de toiles à turban, de bournous et de linge de bain, on aura une idée du commerce d’Alger et de la rue la plus marchande et la plus riche de la métropole de la Régence. Cette rue est à la fois le marché, la halle, la bourse et le bazar de la ville. »

 

  « Au point du jour, dès que les portes  des différents quartiers sont ouvertes, la rue est à l’instant même encombrée de marchands et d’acheteurs. De longues files d’arabes, arrivant de la plaine de la Mitidja, y pressent les passants entre les flancs de leurs chevaux, perchés en haut de leurs montures sur des monceaux de légumes, autour desquels pendent des poules et des coqs. Des matelots chargés de pièces de gréements, des portefaix, nègres et juifs, courbés sous le poids des balles et des caisses de marchandises qu’ils portent à deux sur une barre traversent en courant tout ce qui se trouve devant eux.."                                                     

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RUE BAB AZOUN

À L’ÉPOQUE TURQUE

 

  Avant 1830, la RUE BAB AZOUN est une succession de SOUQ de la PLACE située devant la JENINA à la PORTE BAB AZOUN.

 

   C’est la seule RUE de la VILLE où quatre PERSONNES peuvent passer de front.

 

   Elle représente tout le commerce d’ALGER : on y trouve des boutiques de tous genres et des cafés en grand nombre.

  

   En 1830, la RUE  n’avait que le quart de la largeur de la nouvelle RUE

 

   Cette RUE  est la première à être alignée par les MILITAIRES.

 

   Cela  entraîna la démolition de nombreux ÉDIFICES.

 

   Sur les MAISONS  démolies s'élevèrent des IMMEUBLES de style LOUIS-PHILIPPART.

 

  En 1832, toutes saillies, balcons, miradors, vérandas, pouvant gêner le tir de l’artillerie y étaient interdites, dans l’intérêt de la défense.

 

  Après 1830, après la disparition des FORTIFICATIONS elle s'ouvre sur la PLACE DE LA RÉPUBLIQUE.

 

   De 1836 à 1840, l’élargissement de la RUE occasionne la destruction de la VOÛTE et de la MOSQUÉE (41m sur 21,75).

 

   Une petite PLACE est créée à l'EMPLACEMENT  de la MOSQUÉE  qui gênait la circulation militaire aux abords de la PORTE.

 

  Des IMMEUBLES sont édifiés à son EMPLACEMENT (côté impair de la rue de la RUE BAB AZOUN)

 

  Le CAFÉ du « VIEUX GRENADIER » date de 1839 (MAISON  HÉROU et LÉPINE).

 

  En 1844, une inscription romaine est trouvée, parmi les ruines d’une MAISON , par un CLOUTIER qui s’en servit d’enclume.

 

   À sa mort, cette pierre est utilisée lors de la construction de la MAISON faisant l'angle gauche de la RUE DU CAFTAN.

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1  SOUQ EL KEBIR, le GRAND MARCHÉ, près de la PLACE de la JENINA .

3  SOUQ EL KABAÏL, le MARCHÉ des KABYLES

4  SOUQ EL  KHERRATIN, le MARCHÉ des TOURNEURS, en son milieu, devant la CASERNE KHERRATIN(CK)

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3

4

5

6

5  SOUQ ED DKIR , le MARCHÉ de l’ACIER, près de DJAMÂ KHEDER PACHA

2  FENDENQ EZ ZEYYAT, le FONDOUK aux HUILES   

7 RAH’BAT EZZRÂ, la HALLE aux GRAINS

8  Près de la PORTE, FENDENQ EL ÂZARA, le FONDOUK des PALEFRENIERS.

6  SOUQ ET TAMMÂQIN, le MARCHÉ des FABRICANTS de BOTTES  

9  À la PORTE, H’OUMAT BAB AZOUN, le QUARTIER de la PORTE BAB AZOUN

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LES DIFFÉRENTS TRONÇONS DE LA RUE

 

  Petite RUE étroite, ce n'est qu'une succession de MARCHÉS de la PORTE de BAB AZOUN à la petite PLACE faisant face à la JENINA.

 

   Des tronçons de la RUE  porte le nom soit de l'industrie qui y prédomine:

 

  FENDENQ el ÂZARA = MARCHÉ  des PALEFRENIERS, près de la PORTE

 

   SOUQ EL BEYYAÂIN EL H'ALIB : MARCHÉ des MARCHANDS de LAIT

 

   SOUQ ED DKIR = MARCHÉ  de l’ACIER, près de DJAMÂ KHEDER PACHA

 

  SOUQ  ER RAH'BAT EZZRÂ = MARCHÉ  aux GRAINS

   FENDENQ  EZ ZEYYAT = MARCHÉ  aux HUILES

 

  SOUQ EÇ ÇEBBAR'IN = MARCHÉ des TEINTURIERS

 

  SOUQ EÇ ÇAFFARIN = MARCHÉ des CHAUDRONNIERS, des DINANDIERS

 

   SOUQ  KHERRATIN = MARCHÉ  des TOURNEURS, en son milieu,devant la CASERNE des TOURNEURS.  

 

  SOUQ  BERAÂD'YA = MARCHÉ  des BOURRELIERS ou des FABRICANTS de BÂTS.

 

  SOUQ EL QEDIM = VIEUX MARCHÉ  , près du SOUQ  BERAÂD'YA

 

  H'OUMAT el QENDAQDJIA  = QUARTIER des ARMURIERS

 

  D'autres doivent leur appellation à leur situation:

 

       H'OUMAT BAB AZOUN = QUARTIER  de la PORTE de BAB AZOUN

 

  D'autres à leur importance:

 

        SOUQ EÇ ÇER’IR = PETIT MARCHÉ   

 

        SOUQ  EL KEBIR= GRAND  MARCHÉ , près de la place de la JENINA

 

  D'autres encore à l'origine des riverains:

 

       ZENQAT  EL GOURNIYA = RUE des LIVOURNAIS.

 

       ZENQAT EL DJERBIYA =  RUE  des DJERBIENS.

AUTOUR DE LA RUE BAB AZOUN

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DJAMÂ

EL MAÂDJAZIN

Rue de la FLÈCHE

Rue de l’AIGLE

DAR IENKECHERIA

MTAÂ

EL KHERRATIN

Rue BOZA

DJAMÂ EL QEBAÏL

Rue RENÉ

CAILLÉ

DJAMÂ

KHEDER PACHA

IMPASSE du MARTEAU

FENDENQ

EZ ZYATIN

TABERNAT

EL BEYLIK

Rue SAINTE

MESDJED QENDAQDJIA

FENDENQ

EL ÂCEL

RAH’BAT

EZZRÂ

Impasse LASSEL

Rue SCIPION

RUE DE CHARTRES

TABERNAT

ET TEMAKIN

 

PORTES

BAB AZOUN

Impasse

EL ÂZARA

DAR IENKECHERIA

MTAÂ

BAB AZOUN

DJAMÂ

MEZZO MORTO

Rue de la

PORTE NEUVE

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Rue du CAFTAN

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Rue du LAURIER

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APRÈS 1830

N

CK

CB

 

  À la fin du XIXe, c'était une étroite RUE  à arcades, quelque peu tortueuse, et les PASSANTS élégants qui la fréquentèrent jusque en 1914, marchaient toujours du coté pair, côté des luxueux MAGASINS de soieries et d’étoffes, les « LOUVRES » et « BON MARCHÉ » populaires, des BIJOUTIERS et ORFÈVRES, aux 500.000 Bijoux, MAISON J.PORRET, fondée en 1865, au n°21, des COIFFEURS, des RESTAURANTS, des LIBRAIRIES comme la « LIBRAIRIE  RUFF», la LIBRAIRIE  de Mme PHILIPPE, la LIBRAIRIE  TIXIER, la LIBRAIRIE  PÉZÉ des PHOTOGRAPHES, des grands PÂTISSIERS et CONFISEURS, le coté impair étant réservé aux BAZAR.

 

   Certains jours la foule était si intense qu’il fallait un quart d’heure pour faire dix pas.

 

"La Maison Fille, à l'entrée de la rue, était une grande pâtisserie, regorgeante de monde à toute heure du jour. Les thés de 5 heures étaient particulièrement brillants en hiver et au printemps. On y rencontrait des hivernants et le corps diplomatique."

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LA RUE BAB AZOUN

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LA RUE BAB AZOUN RACONTÉE PAR MERLE

LA RUE BAB AZOUN EN 1845

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ENTRÉE DE

LA RUE BAB AZOUN

INTERSECTION

AVEC

LA RUE DE CHARTRES

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LA MAISON FILLE

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