En 1529, KHEIR EDDINE prend la forteresse du PENON.
KHEIR EDDINE fait raser l'une des deux FORTERESSES qui le composent, laissant intact un BASTION servant de batterie du côté du large et une TOUR sur laquelle il installe un FANAL.
De 1529 à 1533, avec les matériaux de démolition, les pierres de RUSGUNIUM et celles des CARRIÈRES du NORD de la VILLE, il fait construire une JETÉE, longue de 210 m, large de 25 m, haute de 4 m et orientée d’OUEST en EST en reliant des écueils ensemble et en les rattachant à la terre.
Il fait également combler une partie des CANAUX entourant les quatre ÎLOTS afin
de former une plate-
Ces travaux furent exécutés par les ESCLAVES CHRÉTIENS et durèrent 3 ans.
Ainsi est créé au SUD de la DIGUE, le PORT turc de 3 ha de superficie avec une passe de 130 m.
Pour l'époque il est remarquable : il permet à la belle saison, le mouillage d’une trentaine de bateaux, galères et chebecs des RAÏS.
Le CHANTIER NAVAL, situé sur la plage est déjà important. Malgré tout, la DARSE reste dangereuse à la mauvaise saison et les CORSAIRES lui préfèrent le PORT de BOUGIE.
AMÉNAGEMENT DU PORT
AU XVIe SIÈCLE
En 1560, SALAH RAÏS exhausse la JETÉE en la dotant d'une CHAUSSÉE en maçonnerie et en doublant sa largeur pour la rendre plus efficace contre les tempêtes.
Pour protéger le PORT du vent d'est, il commence l’édification du GRAND MÔLE en prolongeant les ÎLOTS vers le SUD. De nombreux CAPTIFS y laisseront leur vie.
Le PORT atteint alors une surface de 3 ha et demi et peut recevoir 25 navires de 150 à 300 tonneaux.
En 1573, ARAB AHMED élève un parapet autour de l'îlot du PENON.
Il édifie 2 TOURS :
L’une sur la base de l’ancien édifice le BORDJ EL PENON ou « CHÂTEAU ROND », pour recevoir un fanal indiquant l’entrée du PORT.
L’autre, à l’extrémité SUD des ÎLOTS , une TOUR de GARDE, la "OUARDIA", pour servir d’ABRI à la GARDE chargée de la surveillance des navires et des abords de la DARSE.
Pour fermer le PORT au SUD on fit une défense en enrochements sur les roches et
le banc sableux qui prolongeaient les ÎLES au SUD-
Il crée un CHANTIER de CONSTRUCTION pour des corvettes, des frégates et des galères
et un ARSENAL, DAR ES SENAH, au-
Deux galères peuvent être abritées dans deux CALES creusées dans la FALAISE prolongées par deux voûtes en pierre et fermées par deux portes qui sont murées sur les deux tiers de leur hauteur. Ces murs sont abattus lors des entrées ou sorties des navires.
Entre les deux se trouvent le LOGEMENT des GARDIENS ou des PATRONS des navires.
Une autre ouverture est percée dans la muraille, la PORTE de la DOUANE affectée à la réception des marchandises apportées par les navires chrétiens, appelée aussi BAB EL BEHAR, car elle relie la MER à la VILLE et sert de passage aux pêcheurs. Un poste de garde y est établi.
À l'entrée de la JETÉE, sur le rivage, la PORTE de l’ÎLE, BAB EL DZIRA, est dressée.
En 1592, une tempête détruit une partie de la JETÉE. Le MUR est de nouveau exhaussé et forme un PARAPET permettant de s'opposer au débarquement de l'ENNEMI.
Vers 1700, l'eau est amenée des environs de FORT L’EMPEREUR, dans des canaux en
poterie, jusqu'aux batteries situées au SUD-
En 1703, le BORDJ EL HADJ ou BORDJ EL HADJ ALI ou BORDJ RAS EL MOUL, situé à la pointe du MÔLE au SUD, est achevé.
Au début du XVIIIe siècle le PORT présente sensiblement sa forme définitive : un croissant ouvert vers le SUD.
En 1754, le dey BABA ALI NEKSI fait élargir la JETÉE et construire des magasins pour abriter le matériel d’armement des vaisseaux et les marchandises des prises..
En 1765, une fontaine portant inscriptions et arabesques fleuries est édifiée par le Dey BABA ALI MELMOULI sous la salle d’audience du VILIKARDJI, local spacieux de 7 m sur 8, revêtu de faïences italiennes et surmonté de sept coupoles.
Au XVIIIe siècle, le mur atteint une hauteur suffisante pour servir à fortifier la ville du côté de la mer.
Vers 1606, les CHANTIERS de CONSTRUCTION sont déplacés au fond de la DARSE, dans la partie EST.
En 1619, HOSSEIN CHEIKH fait de la TOUR une véritable forteresse, le BORDJ EL FANAR.
ALI AGHA, après les bombardements de 1661 à 1667, fait construire le BORDJ ES SARDIN et aménager l’ancienne VIGIE.
L'ARSENAL, DAR ES SENAH est déplacé par les TURCS plus au SUD (à l'emplacement des "CALES DES TORPILLEURS").
Il communique avec la VILLE au moyen de 2 couloirs voûtés, (situés sous l'angle
SUD-
Les chantiers de construction sont installés plus à l'EST.
Une canalisation venant de BIRTRARIA amène l'eau douce.
Vers la fin du XVIIe siècle, une JETÉE partant de la terre, le PETIT MÔLE (MÔLE de la SANTÉ) est établie sur une petite ligne d'écueils, pour diminuer le ressac. Une chaîne tendue entre cette pointe et l'extrémité du GRAND MÔLE lui faisant face, ferme chaque nuit l'entrée de la DARSE.
En 1814, sous EL HADJ ALI PACHA, des MAGASINS sont élevés et forment un rempart
plus sûr au N.-
Après 1816, les fortifications présentent, par endroit, jusqu'à 4 étages de BATTERIES.
Sous HUSSEIN ont lieu les derniers travaux importants :
construction du PAVILLON de l' AMIRAL
construction de la Batterie AMAR EL DJEDID
construction du BORDJ MA BIN près de la voûte de la grande JETÉE.
En 1813-
En 1815, OMAR PACHA , fait construire, à l’entrée du PORT, au-
Après les bombardements de la VILLE par LORD EXMOUTH, en 1816, les fortifications de la DARSE s’amplifient, elles présentent à certains endroits jusqu'à quatre étages de BATTERIES.
En 1826-
Il fait établir près de BAB EL BEHAR, un fort, BORDJ BAB EL BEHAR.
À l'entrée de la JETÉE , BAB EL DJEZIRA, est à 200 m de BAB EL BEHAR.
Les pays de la Chrétienté ont largement contribué à l’évolution du PORT.
Ils fournissent à ALGER : du matériel, voiles et cordages, canons, boulets et poudre, des hommes qualifiés, fondeur de canons, spécialistes dans la préparation du salpêtre ou du mortier, architectes pour la construction des forts, marins expérimentés etc.
Ils espèrent ainsi s'attirer les faveurs des RAÏS et des DEY pour nuire à leurs ennemis, autres pays de la Chrétienté.
En 1830, le PORT est défendu du côté de la MER par 8 FORTS qui forment une ligne continue de batteries, superposées sur 2 ou 3 étages, depuis l’extrémité NORD de l'ÎLOT jusqu’à la pointe du GRAND MÔLE au SUD.
Dès 1535, HASSAN AGHA, successeur de KHEIR EDDINE, se préparant à une probable expédition de CHARLES QUINT, fait établir les premières BATTERIES sur les ÎLOTS, simples murailles percées d’étroites embrasures et abritant quelques canons de faible calibre.
Après la défaite de CHARLES QUINT, la VILLE est appelée
"EL DJAZAÏR EL M’AHROUSA", ALGER LA BIEN GARDÉE.
En 1542, pour célébrer l’achèvement des FORTIFICATIONS, une grosse pièce d'artillerie, BABA MERZOUG (PÈRE FORTUNÉ), est fondue par un VÉNITIEN, Elle deviendra célèbre sous le nom de "LA CONSULAIRE" et sera installée sur le MÔLE.
7
6
5
4
3
2
1
7
BORDJ
RAS EL MOUL
6
BORDJ
EL GOUMEN
5
BORDJ
MA BIN
4
BORDJ
EL SARDIN
3
BORDJ
EL FANAR
2
BORDJ
RAS AMAR
EL DJEDID
1
BORDJ
RAS AMAR
EL QEDIM
1-
8-
7-
6-
KHEIR EDDINE)
5-
du FUTUR GRAND MÔLE)
4-
3-
2-
1
8
7
6
5
4
3
2
N
AVANT 1510