SIMON DANSER
Né à DORDRECHT, en HOLLANDE, ce corsaire se rend à ALGER, en 1606, avec son vaisseau et son équipage, et se met à faire la COURSE sous pavillon ALGÉRIEN, sans toutefois devenir TURC.
Le Père DAN, dans "L' HISTOIRE DE BARBARIE ET DE SES CORSAIRES" (1637), le nomme DANSER ou DANCER, mais les lettres de MARSEILLE, où il était marié et bien connu, le nomment DANSA. Il en est de même dans les lettres du Père COTON qui fit des démarches pour obtenir sa grâce.
Par son audace et le bonheur de ses entreprises, il se fait rapidement un nom.
En moins de 3 ans, il s'empare d'une quarantaine de vaisseaux et sa popularité devient immense parmi les ALGÉRIENS. Ses succès étant nombreux, il s'enrichit rapidement.
Il est surnommé " DALI-
Il apporte à la marine turque les technologies du NORD : utilisation des VAISSEAUX RONDS ou de HAUT BORD.
Jusqu'à cette époque, la COURSE se faisait uniquement avec des GALÈRES ou des GALIOTES légères. Le savoir faire de DANSER permit de capturer les GALIONS revenant des INDES et croisant au large du CAP VERT ou des AÇORES, et même d'atteindre les rives de l'ISLANDE.
Le 14 décembre 1608, il capture un navire espagnol ayant, entre autres, pour passagers dix religieux de la COMPAGNIE DE JÉSUS.
Dés 1609, il fait des démarches auprès de la COUR de FRANCE pour obtenir le pardon des fautes commises et demande à revenir, avec sa femme, à MARSEILLE. Sa lettre parvient à la COUR en même temps que les lettres négociant le rachat des religieux.
La COUR propose à DANSER de revenir à MARSEILLE avec les captifs. DANSER rachète ces derniers pour 27000 livres.
Il quitte ALGER emmenant avec lui les ESCLAVES JÉSUITES et deux CANONS en bronze, qu'il remet au DUC DE GUISE, gouverneur de PROVENCE.
L'affaire des CANONS entraîna une période de tension entre la FRANCE et ALGER qui ne prit fin qu'au TRAITE DE PAIX signé, en 1626, par SANSON NAPOLÉON, émissaire du roi LOUIS XIII.